Tous les vendredis soirs,
Dans la salle Bach,
Présents grâce à un
Co-voiturage mal-organisé,
En train de répéter presque
Toujours les mêmes morceaux,
Accompagnés grâce à un piano
Avec des marteaux coincés
Dans cette salle à l'odeur
Bizarre qui résonne plus
Que dans une eglise,
Avec une armoire grise
Métallique rouillée, renfermant
Des dizaines de vielles partitions
De Bach, Haendel, Mozart
Ces vieux bureaux d'école en bois
Sur une moquette bleue
Même pas un tabouret reglable
Pour le piano, un Bodhran détendu,
Deux flûtes, un vieux violon, quatre
Instruments dont trois maîtrisés,
Deux bolas pour donner un
Petit plus quant-à la crédibilité du morceau,
Trois pique-niques dont peut-être
Un ou deux de la Mie-Câline
Une pomme à la poubelle au
Préalable frottée auparavant sur le violon
Peut-être un crayon caché pour noter
Quelques altérations et nuances oubliées
Trois musiciens jouent, mais
S'arrêtent sans cesse pour parler,
S'amusent parfois sur le piano
Sans la crainte de déranger
D'autres personnes, essayent
Des instruments qui ne sont pas
Les leurs, fouillent dans des partitions,
Mangent, vont aux toilettes ..
Le sérieux ne les empêche pas de
S'amuser, de jouer, et de se faire plaisir.
Give Me Your Hand, La valse des nénuphars,
Le Reel, Morisson's Jig et les Polkas,
Leurs premiers vrais morceaux, même
Joués en public. Ils commencent juste.
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Je l'avoue, le rythme de mon texte est très bancal.
Oui, ce texte est ... Syncopé ?! (h)